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Le Drive complique l’équation non alimentaire des hypermarchés
Le Drive fait-il peser une menace sur le non alimentaire en hypermarchés ? Les données issues du nouveau panel « Full Store Monitor » de Nielsen et GfK (le premier à mesurer ensemble l’activité alimentaire et non alimentaire des grandes surfaces françaises, sur une base de 600 catégories de produits) semblent confirmer cette crainte très répandue.
L’analyse dévoilée ce 15 mars porte sur la période des ventes de noël, dont on sait qu’elle est cruciale pour les produits non alimentaires comme l’électronique ou l’électroménager. Dans les hypermarchés, la fenêtre de tir est étroite. Le « coup de feu » intervient pendant les trois dernières semaines de l’année. Elles sont les seules, sur la période novembre 2011 - janvier 2012, où le chiffre d’affaires en biens techniques y progresse, avec respectivement + 0,8 % (semaine 50), + 10,7 % (semaine 51) et + 5,8 % (semaine 52) par rapport aux mêmes semaines de 2010.
Mais dans les hypers accolés à un Drive, les progressions sont en dessous de la moyenne : – 0,5 % la première semaine, + 8,5 % la deuxième, + 2,5 % la troisième… En épargnant au client la « corvée des courses » (il les commande en ligne et se les fait livrer dans le coffre de sa voiture), le Drive est un concept gagnant. Mais il réduit la part d’achats d’impulsion. Et contribue à remettre en cause le concept du « tout sous un même toit », déjà fortement chahuté par les grandes surfaces spécialisées et les sites internet marchands.

